Utiliser la technique Kaizen pour mieux apprendre

Kaizen est une technique mondialement connue pour son utilité dans le domaine de la gestion de l’entreprise et de la qualité. Malgré cela, son utilisation n’est pas exclusive à ce domaine, elle est appliquée partout où les notions de productivité et de développement sont présentes.

Littéralement, Kaizen est un terme japonais qui se traduit par « amélioration continue », d’où la notion clé de la technique : la continuité.

L’idée la plus connue de la technique Kaizen se résume ainsi : « Les grands résultats viennent d’une multitude de petits changements accumulés au cours du temps. »

La technique Kaizen appliquée à l’apprentissage

Il existe plusieurs principes relatifs à la méthode Kaizen, la plupart sont directement liés à l’amélioration de la qualité du travail. D’un autre côté, l’ingénieur américain W. Edwards Deming a développé un cycle de 4 phases pour décrire la méthode Kaizen dans son aspect lié à l’apprentissage, ces phases sont les suivantes :

  • Planifier
  • Faire
  • Vérifier
  • Agir

Ce cycle commence par la planification qui est nécessaire à l’apprentissage. Il est toujours important de poser un plan détaillé de ce qu’on veut apprendre, de la durée nécessaire à la réalisation de chaque objectif, et aussi des moyens utilisés.

La seconde étape concerne plutôt l’action, c’est à dire la mise en place du plan d’apprentissage. La plupart des gens s’intéressent beaucoup plus à cette étape et oublient les autres, c’est pour cela qu’ils se trouvent face à des situations difficiles ou imprévisibles. Le « Faire » constitue un terrain de pratique qui nous permet de tester nos moyens et nos limites, et par conséquent il doit être un terrain d’apprentissage.

« Vérifier » est une étape clé dans ce cycle. Sans vérification on ne peut jamais avoir un aperçu sur notre état d’avancement, sur notre productivité, et par conséquent on se trouve face à une difficulté d’amélioration de notre performance.

La dernière étape concerne évidemment le rendement du cycle, c’est à dire le résultat de toutes les étapes précédentes constituant cette dernière étape de l’Action. C’est là qu’on doit appliquer les changements nécessaires au processus d’apprentissage, et par conséquent améliorer la productivité du cycle.

Mieux apprendre à l’aide du Kaizen

Personne n’est capable d’apprendre une compétence en quelques heures. Parfois cela demande des mois et des années, et pour réussir cet apprentissage on est obligé de décortiquer le chemin en plusieurs petits pas. C’est l’accumulation et la répétition de cette opération qui permet d’avoir un résultat final à long terme.

Si vous essayez de vous demander comment vous avez réussi à parler une langue étrangère, il y a peu de chances que vous répondiez rapidement et correctement parce que vous ne savez pas exactement ce qui s’est passé. La même chose pour toutes les compétences que vous avez acquises durant toute votre vie.

L’explication de cet exemple nous renvoie vers l’idée de l’accumulation des changements minimes, vous aviez peut-être l’habitude de lire des petits textes de façon périodique, d’utiliser cette langue dans des conversations quotidiennes, ou d’utiliser le dictionnaire pour chercher les mots difficiles… toutes ces pratiques n’étaient pour vous que des tâches banales accomplies sans le moindre effort. Mais vous n’aviez aucune idée de ce que vous étiez en train de faire.

Maintenant si on a l’objectif d’apprendre une compétence, il suffit de se rappeler de ces habitudes et d’essayer de créer d’autres habitudes relatives à la nouvelle compétence. Et de la même façon, l’apprentissage sera efficace à long terme.

Savoir utiliser ses temps morts pour apprendre

Les temps morts sont des périodes durant lesquelles on n’est pas productif. C’est-à-dire qu’on ne fait rien d’important.

On trouve toujours un prétexte pour ne pas lire ou ne pas apprendre de nouvelles choses en disant qu’on n’a pas suffisamment de temps à cause de nos occupations quotidiennes. Mais est-ce que c’est vrai ?

Il y a toujours des temps morts pour apprendre

La vérité, c’est qu’on est obligé de vivre chaque jour des instants de non-productivité. Le cumul de ses instants peut être égal à des heures perdues durant la semaine.

Si on fait des petits calculs, on comprendra que ces temps morts nous permettent d’apprendre plusieurs choses lorsque nous maintenons un rythme.

Voici quelques exemples…

Les temps morts qu’on passe dans les moyens de transport

Le temps qu’on passe dans un moyen de transport (train, bus…) avant d’arriver à notre destination nous permet de faire quelque chose d’utile. On peut lire ce livre qu’on n’a jamais eu le temps de feuilleter, comme on peut continuer l’apprentissage d’une nouvelle langue.

Ces temps libres présentent l’avantage d’être réguliers. Dans notre exemple, l’attente dans un moyen de transport est une activité quasiment quotidienne pour la plupart des gens. Donc si on arrive à préparer un programme d’apprentissage durant ce temps, on aura besoin que de quelques jours (ou mois) pour commencer à voir la différence !

Les temps morts passés dans les salles d’attente

Le fait d’aller voir son médecin ne nous coûte pas seulement de l’argent, mais aussi du temps. On est toujours obligé d’attendre dans les administrations publiques ou dans les entreprises avant l’arrivée de notre tour. Si on calcule là aussi le temps moyen perdu, on trouvera qu’il nous permet vraiment de gagner une valeur ajoutée au lieu de ne rien faire.

Les temps morts qu’on passe sur les réseaux sociaux

C’est du temps perdu parce que la plupart des réseaux sociaux nous implique dans des activités inutiles plus que dans des activités utiles.

On n’est pas vraiment productif lorsqu’on est en communication instantanée avec des gens qu’on ne connaît pas sur Facebook ou Twitter. Et au lieu de passer des heures à commenter les publications des autres, on peut quitter les réseaux sociaux et essayer de suivre un planning d’apprentissage en ligne par exemple.

Quelques outils pour apprendre durant ces temps morts

Il existe plusieurs moyens qui peuvent nous aider à apprendre durant les temps morts. Par exemple :

Les plateformes d’apprentissage en ligne : s’inscrire dans une plateforme d’apprentissage en ligne est un moyen efficace pour lutter contre le gaspillage de temps. Ces plateformes sont conçues pour nous aider à bien tracer nos objectifs, comme elles nous permettent de planifier nos activités d’apprentissage. La plateforme Nuppio Learn en est un bon exemple.

Les applications mobiles e-learning : les applications sont aussi un moyen efficace pour apprendre n’importe où et n’importe quand. On a toujours accès à notre téléphone mobile, pourquoi donc ne pas l’utiliser à apprendre durant les temps morts ? Nuppio Learn se décline sur mobile pour profiter de contenus éducatifs pendant vos temps morts.

Les livres audio et les vidéos hors ligne : certains peuvent ne pas avoir une connexion internet en dehors de chez eux, mais ce n’est pas un problème. Il suffit de télécharger des livres audios ou des vidéos d’apprentissage afin de pouvoir les consulter dans les salles d’attente ou dans les moyens de transport, etc.

Enfin…

Il existe plusieurs outils pour apprendre durant les temps morts, chacun est libre d’opter pour l’outil le plus efficace pour lui. Ce qu’il faut retenir de tout cela, c’est qu’on a toujours le temps d’apprendre, même si nos plannings quotidiens semblent être trop chargés d’activités. La nouvelle technologie nous facilite encore les choses.

La gestion de projet : un facteur clé de succès des entreprises

La gestion de projet représente une compétence d’une grande importance non seulement pour les grandes entreprises mais aussi pour les individus dans la vie quotidienne.

Généralement tout ce qu’on peut imaginer dans la vie relève d’une façon ou d’autre d’un aspect lié à un projet.

La simple décision de partir en vacances par exemple nécessite la validation de plusieurs étapes. Au départ, il faut choisir la destination, son déroulement, les activités à faire et la date de fin.

On peut donc dire que l’organisation d’un voyage même personnel est un projet. L’élément clé qui fait la différence entre deux personnes : l’une ayant évalué l’expérience de son voyage comme mauvaise et l’autre comme amusante et réussie, c’est la méthode de gestion de projet qui a été adoptée pour chaque voyage.

Un profil nécessitant une formation spéciale

Sur le plan professionnel, les projets sont beaucoup plus complexes car ils sont réalisés dans un environnement incertain et sous plusieurs contraintes.

La capacité de gérer des projets n’est pas donnée à tout le monde ; c’est une mission qui exige un profil très spécial avec un certain nombre de qualités techniques et personnelles. C’est ce qui fait de la gestion de projet un métier d’une très grande importance.

Se donner le privilège de se former en gestion de projet relève d’une compréhension de son importance dans le monde actuel.

Savoir organiser et planifier des tâches, motiver l’équipe de travail et augmenter sa productivité puis évaluer les risques et atteindre un objectif final en respectant le budget et le délai de travail sont tous des étapes primordiales à valider pendant la gestion de n’importe quel projet.

C’est la méthode de gestion de projet qui permet d’effectuer ce travail en étapes. Elle permet aussi d’évaluer les résultats à la fin de chaque étape. Son importance réside dans le fait qu’elle permet au chef de projet d’effectuer une révision ou d’apporter des modifications en cas de besoin.

La gestion de projet et le marché du travail

La plupart des entreprises utilisent un outil informatique dans la gestion de leurs projets parce qu’il facilite les choses et donne des résultats plus précis et réduit même les marges d’erreur. C’est pour cela qu’il ne suffit pas d’avoir des notions générales sur le management de projet pour pouvoir occuper un poste de chef de projet par exemple.

Dans ce cas, il est recommandé d’avoir eu une formation professionnelle qui couvre l’aspect pratique en management de projet. Sans cette formation, occuper n’importe quel poste de gestion dans une entreprise ne peut pas être un objectif réussi.

En outre, les statistiques montrent que le chef de projet représente presque 75% des facteurs clés de succès d’un projet.

Avec en plus des taux d’échec dépassant la moyenne (livraison hors délai ou hors budget), les entreprises deviennent très exigeantes sur la question de choix d’un bon chef de projet parce qu’il est capable d’augmenter la productivité de l’entreprise comme il est capable de la détruire.

Pour aller plus loin, venez consulter les formations et les ressources éducatives en gestion de projet sur Nuppio Learn.

Lutter contre la procrastination pour mieux apprendre

Au niveau de l’apprentissage, la procrastination est l’habitude de retarder l’accomplissement de certaines tâches ou activités au profit d’autres qui sont jugées plus intéressantes.

Dans ce cas, l’apprenant procède à un classement chronologique décroissant de ses devoirs selon le degré de joie et de plaisir qu’ils lui procurent, et non selon le degré d’importance ou d’urgence.

La procrastination n’est pas forcément synonyme de paresse

La première chose à faire, c’est essayer de définir les causes de cette habitude. Évidemment, plusieurs recherches scientifiques se sont intéressées à l’étude de ses causes, et les résultats étaient complètement différents de ce que l’on peut penser.

On a tendance à croire que le retardateur chronique est quelqu’un de paresseux qui n’aime pas travailler et ne le veut pas, mais cette idée est erronée puisque cette personne peut toujours accomplir les tâches reportées au dernier moment comme il le faut. Donc le fait de travailler sous la pression du temps n’est pas une preuve de paresse, cependant, il peut même représenter une qualité dans certains cas.

La multiplication des distractions

La procrastination est due à plusieurs facteurs, par exemple la multiplication des distractions.

La cause est émotionnelle

Des études ont montré que la raison principale de la procrastination est émotionnelle. Dans une expérience scientifique, les sujets devaient réussir un puzzle, mais avaient le droit de se détendre en jouant à Tetris pendant quelques minutes avant de travailler sur le puzzle. Les procrastinateurs chroniques avaient tendance à retarder le moment d’affronter le puzzle si on leur précisait qu’il s’agissait d’une évaluation cognitive. En revanche, lorsque la tâche était présentée comme une distraction, ils l’effectuaient dans le même temps que les autres !

Cela veut dire que le facteur déterminant de la procrastination est avant tout un facteur émotionnel. Les gens ont tendance à retarder les tâches demandées sous forme d’ordre et de devoirs, alors qu’ils aiment s’investir beaucoup plus dans les tâches qui ne subissent à aucun contrôle.

En outre, plus le délai accordé à l’accomplissement des tâches est long, plus les gens préfèrent les retarder.

Comment éviter la procrastination ?

Après la définition des causes, le choix des solutions devient facile.

En effet, il existe plusieurs méthodes pour lutter contre la procrastination. La plus connue est celle de la gestion du temps.

Il faut gérer son temps en utilisant des outils technologiques qui nous permettent de se rappeler des tâches et de les classifier selon l’importance et non sur le désir personnel.

Trouver la motivation dans les activités à accomplir est aussi un facteur déterminant. Il faut savoir comment transformer le devoir en distraction, parce que c’est le seul moyen de détourner la cause émotionnelle que l’on vient de mentionner ci-dessus.

Tracer des objectifs et fixer des récompenses pour soi-même est aussi une méthode importante permettant d’augmenter la productivité et de s’engager encore mieux dans les activités à accomplir.

Mieux apprendre à l’aide de la répétition espacée

Tout le monde se trouve face à la nécessité d’apprendre plusieurs informations durant un temps parfois très limité. La plupart des gens rencontrent des problèmes lors de l’apprentissage, parce que la mémoire humaine n’est pas très fiable. Alors existe-t-il une méthode pour apprendre facilement ?

La technique de la répétition espacée

Comme son nom l’indique, cette technique signifie qu’un apprenant doit répéter les informations qu’il doit apprendre à chaque fois qu’il est sur le point de les oublier. Cette technique repose sur le principe qui stipule que l’oubli est partiel, et que si on essaie d’apprendre à nouveau ce que l’on a déjà appris, on réduit les probabilités de l’oubli, et on mémorise beaucoup plus efficacement.

Cette technique est très compatible avec la règle générale du fonctionnement du cerveau qui dit que l’on ne peut apprendre que 5 à 7 nouvelles informations en une seule fois. Cela veut dire que d’autres techniques telles que la répétition non espacée, sont moins efficaces.

Comment pratiquer la répétition espacée ?

C’est très simple : il faut apprendre à chaque fois les informations que l’on risque d’oublier, et laisser à part celles que l’on a déjà parfaitement appris.

Cette technique est liée au nom d’un scientifique allemand appelé Sebastian Leitner. Ce dernier a développé une méthode d’apprentissage de vocabulaire en se reposant sur la répétition espacée. Il propose de classer des fiches de vocabulaire dans plusieurs compartiments d’une boite appelée « la boite d’apprentissage de Leitner » en fonction du type d’apprentissage du contenu de chaque fiche. Le principe est simple : plus vous constatez que vous avez déjà appris le contenu d’une fiche, plus vous la classez dans un compartiment de niveau supérieur, et vice-versa.

Lorsque vous décidez de réviser votre contenu de fiches, vous devez commencer par les fiches classées dans un compartiment de niveau inférieur avant de passer aux autres.

En fait, Sebastian Leitner n’est pas le seul scientifique ayant contribué au développement de cette technique. Au XIXe siècle, le psychologue allemand Hermann Ebbinghaus a établi la courbe de l’oubli qui explique la vitesse de l’oubli des informations appris. Cette courbe montre que le cerveau oublie continuellement les informations moins importantes de façon exponentielle. C’est pour cette raison qu’il est très important de trouver la technique d’apprentissage la plus adaptée au cerveau afin d’éviter l’oubli.

La répétition espacée à l’aide des applications et des logiciels

Un grand nombre d’applications mobiles ou logiciels se basent sur la répétition espacée pour aider leurs utilisateurs à mieux apprendre les langues. Ces applications et proposent à l’utilisateur des cartes à apprendre quotidiennement, et en fonction du résultat des tests quotidiens, l’application propose des cartes spécifiques à apprendre par répétition avant de passer à d’autres cartes.

Plusieurs personnes ont utilisé ce système d’apprentissage et ont eu de très bons résultats. En revanche si nous apprenons de façon aléatoire, cela veut dire que nous n’avons pas bien compris le langage de notre cerveau, et nos résultats seront de moins en moins satisfaisants.

Les neurones d’association : le langage de votre cerveau

Les grands champions du monde ont réussi dans leur domaine grâce à un facteur commun qui est l’entraînement. L’apprentissage de n’importe quelle compétence nécessite de la patience et du temps. Ainsi, l’histoire d’une grande réussite commence toujours par un premier pas.

L’importance des associations ou des synapses

C’est vrai que la répétition des choses augmente le degré de facilité et diminue la difficulté, mais son effet ne s’arrête pas là. La science a montré que cet entraînement change aussi le cerveau des apprenants.

Ces changements sont principalement représentés par des cellules qui prolifèrent créant ainsi des associations avec de nouvelles cellules.

Ces associations ou ces synapses permettent aux impulsions nerveuses de sauter d’un neurone à l’autre.

Ce qu’il faut savoir à ce niveau-là, c’est qu’aucun neurone isolé n’est pas capable de contenir l’information nécessaire à l’apprentissage et la restitution de souvenirs parce qu’il a toujours besoin d’être associé à un réseau de plusieurs neurones. C’est-à-dire à des associations.

La neuroplasticité du cerveau

Le terme scientifique le plus répandu décrivant cette activité d’organisation sélective des associations entre les neurones du cerveau est appelé neuroplasticité.

En termes simples, lorsque des gens s’investissent dans une activité d’apprentissage ou essaient de restituer des souvenirs, les réseaux des neurones se façonnent en fonction de la nature de l’activité en cours. C’est pour cela que la rupture de l’apprentissage est très dangereuse, elle est comme un ordre qui demande au cerveau d’éliminer toutes les associations précédemment créées, ce qui explique la diminution de la performance de l’apprenant, et l’oubli.

Communiquer avec son cerveau

Cela veut dire tout simplement qu’une fois, on a conscience de ce qui se passe au niveau de notre cerveau, on doit communiquer avec lui en utilisant son langage. Le cerveau comprend qu’il faut garder telle ou telle information ou apprendre telle ou telle compétence par la voie de ce qu’on fait dans notre vie quotidienne. Donc si on lui parle en utilisant le langage des neurones, il nous aidera beaucoup à apprendre, et même à augmenter notre niveau d’intelligence.

Cependant, si on ne prend pas en considération ses spécificités, le cerveau ne comprendra pas ce qu’il faudra faire avec toutes ces informations stockées et ces souvenirs non stimulés, c’est pour cela qu’il les élimine. On comprend cela très facilement si on se rappelle que même dans la vie quotidienne, on se débarrasse des objets que nous n’avons pas utilisé depuis très longtemps parce qu’ils sont devenus obsolètes.

Conclusion

Il s’avère que la compréhension de l’activité du cerveau dans le processus d’apprentissage est très importante, elle permet aussi de comprendre que l’intelligence et la maîtrise des compétences ne sont pas totalement innées chez les êtres humains, elles sont en revanche manipulables et dépendantes de la décision de l’apprenant lui-même.

La seule façon d’augmenter votre productivité et l’efficacité de votre apprentissage est de ne jamais arrêter l’entrainement et la répétition des choses, c’est à dire ne jamais arrêter la communication avec son propre cerveau.

Les 3 avantages des jeux géographiques

L’apprentissage de la géographie peut sembler difficile pour la plupart des apprenants parce que cette discipline demande beaucoup d’attention et une grande capacité de mémorisation des détails, car la géographie, c’est l’étude détaillée de la planète, de ses terres, de ses habitants, de son atmosphère et de toutes ses caractéristiques.

L’apprentissage de la géographie en tant que discipline demande beaucoup d’efforts et de temps, mais on entend souvent parler d’une culture générale en géographie. Cela veut dire qu’on peut apprendre la géographie facilement et à tout moment. Mais comment faire ?

Les jeux géographiques

Les jeux géographiques sont le moyen de plus efficace pour apprendre la géographie. On peut trouver une multitude de jeux géographiques qui nous permettent d’apprendre plus sur : les pays, les capitales, les drapeaux, les continents, l’atmosphère, les montagnes, les volcans, les populations, etc.

L’objectif de cet article est de vous montrer 3 principaux avantages des jeux géographiques.

Avantage 1 : une mémorisation facile et amusante

Les jeux géographiques présentent une solution au problème de mémorisation lorsqu’il s’agit d’un très grand nombre de données, ce qui est toujours le cas. Pour apprendre la liste des capitales du monde moyennant un outil traditionnel (une encyclopédie par exemple), il faut investir beaucoup de temps et parfois, c’est très ennuyeux de passer des heures à feuilleter des centaines de pages.

Dans un jeu géographique, on a la possibilité de répondre à des questions répétitives et de gagner des points selon les réponses correctes. Les réponses fausses permettent aussi d’apprendre, car on peut toujours rejouer à nouveau et ne pas retomber dans la même erreur.

Avantage 2 : un apprentissage interactif adapté à votre type d’intelligence 

Les jeux géographiques présentent l’information de façon interactive.

Au lieu de lire des textes sans images et de devoir imaginer les choses de sa propre manière, le jeu de géographie nous aide à visualiser les sujets, les places, les pays, et à développer des associations cérébrales entre ce contenu multimédia et les informations brutes, ce qui signifie que la mémorisation sera meilleure et la performance de l’apprenant augmentera aussi.

Connaitre son type d’intelligence permet aussi de définir les meilleurs moyens d’apprendre la géographie : images, vidéos, audio, textes et par conséquent de choisir le meilleur jeu.

Avantage 3 : un apprentissage à moindre coût

Pour apprendre la géographie, il est nécessaire de s’inscrire dans un centre de formation ou de participer à un cours en ligne, ce qui demande parfois des coûts très élevés.

Les jeux de géographie permettent d’apprendre la géographie gratuitement en ligne et avec plus de chances de réussite et de performance.

Le contenu est adapté à l’audience et les quiz permettent d’évaluer ses connaissances au fur et à mesure qu’on avance dans le jeu.

Les limites des jeux géographiques

L’apprentissage de la géographie à l’aide des jeux géographiques est très utile, surtout pour les enfants. Mais pour des adultes qui cherchent l’acquisition d’une base solide de connaissances en géographie, les jeux géographiques peuvent ne pas être le moyen idéal.

Parmi les limites de ces jeux, on trouve :

Le contenu est limité. On ne peut jamais traduire toute la géographie par un seul jeu éducatif.

Les informations données peuvent ne pas être très précises. C’est pour cette raison qu’il faut toujours vérifier la source du jeu : son créateur, si c’est une société d’éducation qui fait attention aux détails ou si c’est un amateur.

La théorie de l’autodétermination pour se motiver à apprendre

La théorie de l’autodétermination est l’une des meilleures théories expliquant la motivation.

Cette théorie a été développée par les deux psychologues Edward L. Deci et Richard Ryan qui ont proposé l’existence de trois besoins intrinsèques impliqués dans l’autodétermination. Ces trois besoins constituent une source principale de motivation, ils sont universels, innés, et psychologiques.

Alors quels sont ces besoins ?

La compétence : c’est le besoin de contrôler son environnement par le savoir et la maîtrise des tâches caractérisées par différents niveaux de difficulté.

L’appartenance sociale : c’est le besoin inné d’être un membre actif dans un groupe d’appartenance.

L’autonomie : le besoin de se sentir autonome, c’est-à-dire indépendant et complètement responsable de ses activités, et de sa vie.

L’importance de ces 3 besoins en apprentissage

Lorsque ces besoins trouvent un milieu favorable permettant leur satisfaction, ils créent automatiquement un environnement favorisant aussi la motivation qui est l’essence de l’apprentissage.

La motivation, c’est tout simplement l’envie d’apprendre de nouvelles choses, d’accomplir d’autres tâches inhabituelles, et de développer son savoir de façon permanente. Pourtant, cette notion n’est pas aussi simple que ça. Il y a plusieurs facteurs sociaux et psychologiques qui peuvent affecter la motivation. C’est là où apparaît la théorie de l’autodétermination pour les expliquer en déterminant principalement trois grandes catégories de motivation : la motivation intrinsèque et extrinsèque.

La motivation intrinsèque et extrinsèque

On parle de motivation intrinsèque lorsque la personne accomplie une tâche pour le plaisir et la satisfaction qu’elle lui procure. Ce cas est caractérisé par l’absence totale ou partielle d’un facteur extérieur. Ce type de motivation présente l’idéal de la théorie de l’autodétermination parce que l’individu est complètement libre et autonome.

Dans le cas contraire, on parle de motivation extrinsèque lorsque la motivation de l’individu est affectée par une variable externe, dans la plupart des cas cette variable se traduit par la notion de récompense. Cela veut dire qu’il se sent motivé pour apprendre parce qu’il sait que le résultat et le feedback de son entourage seront positifs. Ce qui lui permet par la suite de satisfaire son besoin de reconnaissance.

La motivation et le manque d’objectif

C’est le contraire de la motivation. Cette situation est l’une des causes principales des difficultés d’apprentissage puisque l’individu n’arrive pas à assimiler la liaison entre ses comportements et les résultats obtenus. Dans ce cas, il se sent perdu, et ne peut pas aller plus loin dans son apprentissage puisqu’il souffre d’un manque d’objectif lié à un manque de perspective.

L’autodétermination est un facteur de réussite

Plusieurs études statistiques ont montré l’existence d’une corrélation entre le degré d’autodétermination et de motivation et la réussite en apprentissage. Plus l’autodétermination est élevée et les objectifs sont clairement posés, plus les résultats sont positifs. C’est la motivation intrinsèque qui joue ici le rôle clé.

Lorsque les apprenants s’attachent beaucoup plus aux récompenses telles que la note de l’examen ou l’obtention des diplômes, ils performent beaucoup moins que s’ils étaient dans une logique de motivation intrinsèque.

Il existe un autre cas particulier, c’est lorsque l’individu est vraiment motivé pour travailler et apprendre uniquement pour le plaisir de l’apprentissage (on est dans une motivation intrinsèque) et en même temps, il reçoit plusieurs récompenses de son environnement ; le résultat constaté par plusieurs études est la décroissance de sa performance. Cela est dû à un passage inconscient de la motivation intrinsèque à la motivation extrinsèque.

C’est pour cette raison que les récompenses doivent être modérées pour éviter d’avoir le résultat contraire de ce que l’on veut.

Mieux apprendre à travers les jeux éducatifs

Nous avons toujours associé l’apprentissage au sérieux, que ce soit à l’intérieur de l’école ou à l’extérieur. Les parents interdisent leurs enfants de passer beaucoup de temps devant les jeux vidéo parce qu’ils pensent que c’est une perte de temps.

Les jeux éducatifs et l’apprentissage

Actuellement, les jeux vidéo ne sont plus considérés comme un outil de distraction inutile. Une simple recherche sur Internet nous permettra de dégager une longue liste de jeux éducatifs (appelés aussi « jeux sérieux » en pédagogie) qui couvrent plusieurs domaines tels que : les mathématiques, les langues, la physique, la chimie, la géométrie…etc.

De cette façon, l’intégration des jeux éducatifs dans le domaine de l’enseignement présente un grand intérêt. Si les enfants aiment les jeux vidéo, il est donc très facile de les orienter vers l’apprentissage à travers des jeux éducatifs dont l’objectif est d’apprendre des règles, des connaissances ou de nouvelles compétences.

Le développement de la mémoire

On ne peut pas nier l’importance de la quantité l’information qu’on doit mémoriser dans un jeu vidéo pour pouvoir gagner. Par exemple, pour aider un enfant à mémoriser une leçon de l’histoire, il est plus facile de lui demander de jouer à un jeu éducatif où il serait amené à tester ses connaissances que de lui faire apprendre des textes de manière traditionnelle.

On prend toujours l’exemple de l’enfant parce que c’est lui qui commence son apprentissage en jouant, que ce soit avec des objets matériels ou devant un écran.

Le jeu éducatif n’est pas forcément un jeu vidéo. On peut apprendre en manipulant des objets matériels (les jeux de construction) ou en utilisant un stylo et une feuille (sudoku), l’essentiel, c’est l’implication directe de l’apprenant dans le jeu.

Mais pourquoi les jeux nous aident-ils à développer la mémoire ?

D’abord, il faut avoir une idée sur les caractéristiques générales d’un jeu. On trouve par exemple le principe de la répétition qui est le plus important puisqu’il permet au joueur de répéter la même procédure plusieurs fois jusqu’à la réussite. Et si cette répétition est possible dans le cadre d’un jeu, voire amusante, elle n’est qu’une tâche ennuyeuse dans le cadre de l’apprentissage traditionnel.

Des études pédagogiques sur la relation entre les jeux éducatifs (ou jeux sérieux) et l’apprentissage montrent des résultats encourageants dans trois domaines : l’acquisition d’une seconde langue, la prévention et la santé, et les apprentissages profonds. Les chercheurs indiquent aussi que les jeux éducatifs peuvent inciter à la réflexion et à la résolution de problèmes, et permettre d’apprendre.

Selon Constance Steinkuehler, un professeur associé des médias numériques à l’université de Wisconsin-Madison (États-Unis), les jeux sont vraiment difficiles. C’est pour cela qu’on peut considérer les jeux éducatifs comme un terrain très intéressant pour le développement du cerveau humain en toute liberté.

Les jeux éducatifs permettent aussi à l’apprenant de développer des capacités non-cognitives mais essentielles à la formation telles que la discipline, la patience et le respect des autres. Ces compétences étant difficiles à enseigner à l’école de façon traditionnelle.

L’utilité de la répétition pour créer une habitude

La plupart des méthodes d’apprentissage reposent sur la technique de la répétition parce qu’elle est très efficace et simple.

Si vous essayez de vous rappeler comment vous avez appris à conduire une voiture ou à parler une langue étrangère, vous allez découvrir que tout a commencé par la répétition ou la pratique périodique de quelques tâches.

En effet, quelle que soit la compétence que vous voulez maîtriser (simple ou difficile) vous ne pouvez pas vous passer de la répétition.

Une citation de l’auteur américain Zig Ziglar dit que : « La répétition est la mère de l’apprentissage et le père de l’action, elle est donc l’architecte de l’accomplissement. »

L’excellence n’est qu’une habitude

Il n’est pas difficile d’exceller dans n’importe quel domaine et devenir expert, surtout lorsqu’on arrive à bien définir les tâches clé qui nous permettent de maîtriser les choses.

Chaque métier, domaine ou spécialité peut être défini par un ensemble d’habitudes qu’on doit adopter de façon continue et graduelle pour l’apprendre.

La continuité est l’une des conditions de réussite de la technique de répétition. Il ne faut pas rompre ce processus et dire que la répétition ne fonctionne pas. C’est vrai que cette technique demande parfois beaucoup de temps, mais c’est pour cela qu’elle est efficace.

L’évolution graduelle est la deuxième condition. Cela signifie que les habitudes ne doivent pas garder un niveau constant durant tout le processus de l’apprentissage. Il faut les faire évoluer en termes de spécialité, de difficulté et de temps. Si par exemple, on commence l’apprentissage d’une langue par la répétition quotidienne d’un groupe de 6 mots, il faut augmenter ce nombre au fur et à mesure qu’on avance, et paramétrer le niveau de leur difficulté, parce que le cerveau est toujours capable de faire mieux. On ne peut jamais connaître les limites de nos capacités si on ne les approche pas.

Ce qui se passe dans le cerveau

La myéline est une substance qui sert à isoler et à protéger les fibres nerveuses. L’augmentation de l’activité cérébrale est la cause de l’augmentation de cette substance.

À chaque fois qu’on répète quelque chose, on déclenche un motif de signaux électriques à travers nos neurones. Nous pouvons dire avec certitude que cette substance augmente la vitesse et la force de l’influx nerveux qui semble utile pour l’apprentissage, mais pas exclusivement.

Comprendre son rôle d’isolant et d’accélérateur de la vitesse de propagation du potentiel d’action permet de comprendre pourquoi la répétition est si importante. Mais la quantité doit être accompagnée de la qualité afin d’arriver aux résultats souhaités. On ne peut pas répéter n’importe quoi et s’attendre à des résultats importants. C’est pour cela qu’on a parlé de la définition des habitudes clé de chaque domaine. Cette définition permet de sélectionner les habitudes les plus efficaces en rejetant les moins efficaces. Dans tous les cas, l’objectif est d’optimiser la performance en gagnant du temps.